mercredi 11 février 2026

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Un récit indispensable pour comprendre, accompagner tous ceux dont la mémoire flanche.

Pudeur, humour, réflexion… Que des éléments qui me parlent.

🍁L’histoire

Cela fait des années que l’auteur tanne sa femme, Françoise, pour qu’elle lui raconte son métier, afin d’en faire un album. Elle est accompagnante des personnes touchées par des pathologies neuro-dégénératives.

Elle craint le voyeurisme sur ses chers patients et refuse. Puis petit à petit, avec l’intérêt des amis sur le projet, l’idée s’installe et prend forme.

Une galerie de portraits, de malades, tous plus touchants les uns que les autres.

🍁 Plutôt que d’insister lourdement sur la mémoire défaillante, elle utilise plutôt la mémoire du corps, avec la marche, la musique, la cuisine, les fleurs … Tout ce qui faisait vibrer les malades. Ne pas les mettre face à leurs lacunes, mais plutôt préserver les points forts. C’est également le principe de la méthode Montessori adaptée par Cameron Camp, neuropsychologue, aux troubles cognitifs.

« Selon Maria Montessori, le principe général de cette méthode pourrait être résumée ainsi : Aide-moi à faire seul ! »

🍁 Apaiser le patient, plutôt que de le stresser. Lui redonner un sentiment d’utilité : « C’est aussi en participant aux tâches quotidiennes que la personne qui vit avec la maladie conservera un sentiment d’utilité, le sens des responsabilités et la conviction d’appartenir à part entière à une collectivité. »

🍁 C’est aussi tenter de changer le regard sur cette maladie, mais aussi sur toutes les pathologies. Ne pas réduire la personne à sa pathologie.

Un cancéreux est d’abord une personne et ensuite un patient.

« Ça réduit la personne à sa pathologie. Moi, je veux faire l’inverse.

Il ne s’agit pas de nier la maladie, mais d’explorer les capacités de la personne qui sont préservées. »

🍁 C’est aussi un beau message d’amour et de confiance entre Étienne et sa femme. Voir la page 35  - « Tu vas être mes yeux et mes oreilles. Je vais me mettre dans tes pas. »

🍁 Le ton est grave, mais sobre et bienveillant, teinté d’humour.  En parfaite harmonie avec le dessin, noir et blanc, lumineux sur certaines expressions ou paysages.

🍁Une réflexion indispensable sur la maladie et la façon de l’appréhender, patient ou proche ou soignant.

Gros coup  de cœur !

 

Extraits :

🍁  « En faisant ça, je lui impose une réalité qui n’est pas la sienne.

Ça le met en grande difficulté. »

🍁 « Raconter les choses permet de mieux les comprendre ? »

🍁« Tu vas être mes yeux et mes oreilles.

Je vais me mettre dans tes pas. »

🍁 « Ça réduit la personne à sa pathologie. Moi, je veux faire l’inverse.

Il ne s’agit pas de nier la maladie, mais d’explorer les capacités de la personne qui sont préservées. »

🍁 « _ Ces gens restent des personnes comme toi et moi, comme nous tous. Au-delà des difficultés engendrées par la maladie, leur humanité demeure complète.

Et la façon dont nous considérons ces personnes aujourd’hui, c’est aussi la façon dont nous serons peut-être considérés demain.

_ Ils sont comme nous ?

_ Ils sont nous ! »

🍁 « Alors, oui, on peut dire que ce qu’on tente de mettre en place, c’est uniquement ce que la relation humaine propose de plus apaisant. »

🍁 « C’est aussi en participant aux tâches quotidiennes que la personne qui vit avec la maladie conservera un sentiment d’utilité, le sens des responsabilités et la conviction d’appartenir à part entière à une collectivité. »

🍁 « Selon Maria Montessori, le principe général de cette méthode pourrait être résumée ainsi : Aide-moi à faire seul ! »

🍁 « Ça peut aussi aider à changer le regard des autres sur cette maladie…

Et à sensibiliser le public sur l’âge des malades…

Qui sont parfois plus jeunes qu’on ne pense ! »

 

 

 

 

 

 

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C’est quoi, cette histoire ? Un gros crapaud en ciment volé à une vieille dame, et tout s’emballe ?...

🐸 Elle a été rude, la vie de Simone, bientôt 85 ans, mais jamais elle ne s'est plainte. Les lamentations, ce n'est pas son genre...

Une petite fille perdue, un dur métier de saunière, avant d’épouser René et devenir commerçante.

Un fils toujours trop occupé pour venir la voir, une petite fille réalisatrice, et soucieuse de sa grand-mère, et une fidèle amie et voisine, Marthe.

Mais maintenant Simone glisse vers le « à quoi bon ? ». Ce que les pros appellent le syndrome du glissement : lâcher la rampe, à quoi bon fournir des efforts, à quoi bon vivre ?...

Sauf qu’un événement inattendu va complétement bousculer son quotidien et sa vie : le gros crapaud en ciment devant sa maison a été volé, et « voilà-t-y- pas » que maintenant il lui écrit de ses différents lieux de villégiatures…

« Chère Simone,

J’ai toujours eu envie de visiter Venise.

Vous savez quoi ? En vrai, la ville est encore plus belle que dans mes rêves !

Je pense souvent à vous et vous embrasse.

Votre crapaud »

Ce crapaud va sans doute changer le cours de sa vie. Mais dans quel sens ?

🐸 Plusieurs temps de lectures rythment le récit : l’autrice qui raconte Simone, et les personnes interviewées à propos de Simone. J’ai beaucoup aimé la parole de Sylvie, la bibliothécaire, son analyse lucide et bienveillante des personnes dans leur rapport quelquefois difficile avec les livres. Puis celle de son fils, Thierry, dont on comprend mieux l’attitude…

Alexia Stresi est parfaitement entrée dans la peau de son personnage central : elle la fait parler avec une spontanéité et un naturel très convaincants.

🐸 C’est une réflexion grave et sensible sur la vieillesse, surtout pas mièvre, et encore moins « bisounours ». Car c’est aussi le portrait d’une « belle personne », gentille (au sens noble du terme), empathique et drôle. 

Le lecteur s’attache spontanément à Simone mais aussi à son crapaud…

Au fait, que devient-il notre crapaud ?

🐸 Alexia Stresi m’avait déjà enchantée avec « Des lendemains qui chantent » quand j’étais jurée Orange 2023, et là, je retrouve avec plaisir son sens de la progression dramatique et sa plume juste et précise.

Un vrai bonheur de lecture !

🐸 Je laisse la conclusion à Simone : « L’essentiel reste d’avoir eu le cran de se lancer. Si seulement, elle avait su plus tôt combien il est amusant d’oser.  A-t-on idée de s’être montrée si docile tout du long. Quelle cruche elle aura été. »

 

Extraits

🐸 « Ce qui la touche aujourd’hui ? pas grand-chose. Les tourments sont derrière, plus rien n’empoisonne. La vie, Simone a même l’impression de la regarder de loin, au travers d’un carreau sale. »

🐸 « L’impression qu’elle a de ne pas éprouver ce qu’il faudrait. Déjà, à la mort de son père, ça lui avait fait ça. Marcher lentement en tête de cortège, sentir les regards sur soi comme il est de coutume lors d’un enterrement et savoir que les gens vous pensent éplorée alors que…non. »

🐸 « Chère Simone,

J’ai toujours eu envie de visiter Venise.

Vous savez quoi ? En vrai, la ville est encore plus belle que dans mes rêves !

Je pense souvent à vous et vous embrasse.

Votre crapaud »

🐸 Extraits du neurologue

« C’est juste la tête qui lâche. L’envie, je dirais. Le problème, c’est qu’à cet âge-là, tout le reste suit. (…) On ne sait pas rattraper quelqu’un qui en a marre à ce point. Syndrome de glissement, c’est tout. »

🐸 « Sa priorité reste de protéger sa nouvelle amitié avec le crapaud. (…) S’émerveiller, se laisser porter, c’est plutôt une qualité de l’enfance, ça. Ou alors de la grande vieillesse. Oui, il faut être soit très jeune, soit très vieux, pour s’ébahir sans trop chercher à comprendre. »

🐸 Simone, à propos du bouddhisme

« Que la clé du bonheur réside dans la gentillesse dont chacun fait preuve avec les autres. Que témoigner de la compassion réduit notre sentiment de solitude et qu’à l’inverse l’égoïsme isole. En effet, c’est insupportablement provocant, s’amuse Simone. »

« L’essentiel reste d’avoir eu le cran de se lancer. Si seulement, elle avait su plus tôt combien il est amusant d’oser.  A-t-on idée de s’être montrée si docile tout du long. Quelle cruche elle aura été. »

🐸 Extrait : c’est le fils qui évoque sa mère

« Parfois, avec maman, j’ai l’impression que ce ne sera jamais assez. Au sens où je suis simplement moi, tu comprends ? Je ne peux pas remplacer la petite sœur. »

🐸 Sa petite fille, Céline, explique les objectifs de son documentaire

« Mon envie de départ, c’était d’évoquer les gens à qui la vie n’a pas permis de donner leur pleine mesure et ça concerne beaucoup de monde. (…) Et mon postulat, c’est qu’il suffit d’un petit coup de pouce pour les aider à s’en libérer. Optimisme béat ? Je ne crois pas. Vous allez voir, mon film raconte précisément l’un de ces envols. Un envol, voilà. »

🐸 « Serait-elle d’accord pour affirmer que le crapaud de son film est un prince ? »

🐸 « Bref, l’idée de Céline, c’est que n’importe quel petit vieux allait pouvoir se reconnaître en elle. »

 

 

 

dimanche 8 février 2026

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Un huis clos contre la furie de la mer !

Un double bonheur : fusionner le thriller passionnant de Sandrine Collette et le graphisme époustouflant de Dominique Monféry.

🌊 l'histoire : 

Une grande famille, les parents et 9 enfants. Une ile et une maison que l’eau engloutit progressivement. Il faut partir, rejoindre les régions plus hautes. Une seule barque...

Mais elle ne peut contenir que 8 places…

Comment choisir entre ses enfants ? Un vrai choix cornélien ….

Le désespoir au cœur, les parents fuient avec seulement 6 enfants. Dans la maison qui prend l’eau, il reste Louie, le boiteux, Noé, le plus petit et Perrine qui est borgne.

« Tu crois que c’est parce que moi, je suis trop petit, que Louie a une jambe malade et toi, un seul œil, c’est pour ça qu’ils nous ont laissés ? Parce qu’ils nous aimaient pas ? »

Leur mère, folle d’inquiétude ou folle tout court à l’idée de les écarter, leur a laissé un petit mot où elle leur rappelle qu’elle les aime et qu’ils reviendront les chercher.

Ils ont des provisions et pourront au besoin, manger les poules. Si…

Louie, qui s’en occupe habituellement le veut bien, car pour lui, elles sont chéries et intouchables…

🌊 Les thèmes du roman sont particulièrement bien représentés dans la BD : La famille, les dissensions et l’amour. La survie dans un environnement féroce et sauvage.

La mer est représentée comme un animal monstrueux qui fond sur les créatures. C’est apocalyptique, addictif et parfaitement à l’unisson du roman qui tient son lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

🌊 Le roman est complexe, particulièrement travaillé au niveau de l’analyse psychologique des personnages.

Le format BD, plus concis, ne permet pas un travail aussi fouillé au niveau psychologique. Mais Dominique Monféry compense par un graphisme qui rend parfaitement compte de l’état d’esprit du roman : la furie de la nature quand elle se déchaîne, la fragilité de l’homme face à la mer, le déchirement des parents et l'épouvante. 

Les scènes sur la mer sont bluffantes, et les expressions des personnages parfaitement travaillées, comme l’angoisse des parents, le ressentiment de la mère pour avoir dû abandonner trois de ses enfants.

Du grand art pour un grand roman !

Admiration et énorme coup de cœur !

🌊 A propos de Dominique Monféry

« Plus artisan qu’artiste », Dominique Monféry justifie avec modestie ses choix : « Mon leitmotiv, ce sont les histoires. Dans l’animation, vous êtes au service d’un scénario qui n’est pas le vôtre. Moi, ce que j’aime, c’est raconter. »

Il est l’auteur de « La neige en deuil » et « Mortel imprévu »

 

Extraits

🌊 « Ils étaient onze, juste onze au monde. »

🌊  « Tu crois que c’est parce que moi, je suis trop petit, que Louie a une jambe malade et toi, un seul œil, c’est pour ça qu’ils nous ont laissés ? Parce qu’ils nous aimaient pas ? »

🌊 « Machinalement, elle a compté mais pas de sept huit neuf. Cela s’arrête à six. (…) Pas de sept huit neuf, cela s’arrête à six. »

 

 


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Ça veut dire quoi, la parité mentale ?

📌 Eh bien, imaginez que dans l’ensemble des sociétés occidentales soit établi un nivellement cérébral. Il n’y a plus d’idiot, il n’y a plus de stupide – ce sont d’ailleurs des mots interdits qui vous condamneront à coup sûr – tous les habitants sont sur le même pied d’égalité intellectuel.

Sur le même pied d’égalité ? Non, pas vraiment. Puisque l’intelligence devient au contraire un handicap, et même quelque chose que l’on cache. Un vrai nivellement par le bas. Un anti-intellectualisme affiché.

« Toute élévation des facultés intellectuelles abaisse forcément celles d’un autre. »

Je vous laisse entrevoir les conséquences dans le domaine politique, familial, amical et professionnel, notamment au niveau de la médecine et de l’éducation.

📌 C’est ce que va vivre, et nous raconter, Pearson, une jeune prof universitaire. Elle bride son envie d’exploser en critiques acerbes, car elle se rend vite compte des dommages que cela provoquerait au sein de ses enfants et de son poste.

Il n’est pas recommandé de faire part de ses véritables opinions car on est licencié, mis au ban de la société et privé de ses enfants.

C’est encore pire quand la benjamine, Lucy, y trouve son compte et se met à espionner sa mère…

Pearson va-t-elle contraindre sa pensée ? Ou plutôt, combien de temps va-t-elle tenir ?

Il faut dire qu’elle n’est pas aidée…

Un mari prudent – ou sage…. – qui lui conseille de ne pas faire de vagues. Il pense, dans son métier d’élagueur, être à l’abri de la parité mentale...

Et sa meilleure amie, journaliste carriériste, qui soutient ouvertement la parité mentale sur les ondes et les chaines... Opportunisme ou réelle adhésion au nivellement cérébral ?

Est-ce Pearson qui est systématiquement anticonformiste ou est-elle la seule à être lucide ?

Que ferions-nous à sa place ?

📌 Une critique lucide et féroce de la dictature poussée jusqu’aux détails les plus anodins : « Quiche » étant une injure, il était conseillé de remplacer le mot par tarte garnie des lardons à base de blancs battus et de crème. »

📌 Une analyse psychologique bien travaillée, tout en nuances, du personnage central. Pearson est un modèle d’esprit critique, face à la société qui l’entoure mais aussi face à elle. Son esprit critique s'est d'abord façonné contre son éducation avec des parents Témoins de Jéhovah, puis envers elle,  par une véritable subordination envers sa meilleure amie qu’elle estime toujours plus intelligente, plus belle, plus à l’aise dans toutes les situations qu’elle-même.

 « Le socle de ma personnalité est le rejet. Je suis un empilement de points négatifs. »

📌 Un roman passionnant, que j’aurais qualifié de coup de cœur sans hésiter car le ton est mordant et juste. Impossible de ne pas évoquer un président américain en lisant cet extrait :

« Pour qu'une candidature soit considérée comme valable à l'élection présidentielle de l'année prochaine par un des deux partis majeurs, il est nécessaire que la personne en question, ne soit pas instruite, pas informée, ignorante, qu'elle s'exprime mal, qu'elle soit grossière, indifférente au reste du monde, moche, et de préférence grosse, qu'elle repousse les conseils de gens expérimentés, se méfie des compétences, soit encline à violer les procédures constitutionnelles –ne serait-ce qu'en raison d'une ignorance crasse de la constitution-, fasse preuve d'un égocentrisme non justifié et se vante de ce qui jadis , aurait été perçu comme des défauts. »

📌 Dommage que le rythme soit aussi inégal et surtout dommage d’accabler le texte avec une double fin à rallonges, inutile et surtout caricaturale à souhait…

Dommage que l’autrice se soit compliqué la vie…

Le mieux est toujours l’ennemi du bien…  C’est pourtant ce qu’elle démontrait parfaitement avec ce roman original et très intéressant par son idée et traitement de base…

Merci à Netgalley et aux éditions Belfond pour la découverte de Lionel Shriver. 

Extraits :

📌 « Déjà, aujourd’hui pour un enseignant se risquer à donner une mauvaise note est suicidaire. »

📌 « Le socle de ma personnalité est le rejet. Je suis un empilement de points négatifs. »

📌 « On ne peut se cacher nulle part. Plus personne n’est un simple spectateur, dans ce jeu. A présent, tu es dans ce truc jusqu’au cou, autant que moi. D’accord, le mouvement pour la Parité mentale a débuté comme un grand projet de nivellement par rapport à l’intelligence. Mais maintenant, l’idée est de niveler tous les domaines existants. »

📌 « Pour qu'une candidature soit considérée comme valable à l'élection présidentielle de l'année prochaine par un des deux partis majeurs, il est nécessaire que la personne en question, ne soit pas instruite, pas informée, ignorante, qu'elle s'exprime mal, qu'elle soit grossière, indifférente au reste du monde, moche, et de préférence grosse, qu'elle repousse les conseils de gens expérimentés, se méfie des compétences, soit encline à violer les procédures constitutionnelles –ne serait-ce qu'en raison d'une ignorance crasse de la constitution-, fasse preuve d'un égocentrisme non justifié et se vante de ce qui jadis , aurait été perçu comme des défauts. »

📌 « Le talent révèle le mensonge. Alors les enfants doués doivent être punis. Supprimés. Enfermés dans un placard. »

📌 « Betterave semblait sous-entendre que la rave était bête et outrageait cette filière maraîchère. (…)

_Vous pouvez remplacer par (…) plante potagère cultivée pour sa racine charnue. »

📌 « Si les individus ne pouvaient plus être bouchés, les éviers non plus. On disait alors qu’un obstacle empêchait l’eau de s’écouler. »

📌 « Quiche » étant une injure, il était conseillé de remplacer le mot par tarte garnie des lardons à base de blancs battus et de crème. Bien sûr, « Dinde », étant diffamatoire, pour Thanksgiving, on était supposés acheter « un gros gallinacé domestique. »

📌« Toute élévation des facultés intellectuelles abaisse forcément celles d’un autre. »