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La mer est comme la vie, douce et belle, ou dure et violente...
Cela dépend des moments.
⛵Martin Dumont nous raconte son périple sur l’Atlantique, à bord du Yuzu avec sa femme et son bébé. L’auteur parisien, "Citadin, terrien. Amoureux des lumières et du bruit. » est aussi un amoureux de la mer et un architecte naval.
Il nous démontre surtout qu’il y a des moments dans la vie où il ne faut pas hésiter, et suivre son rêve. Même si pour bien des gens raisonnables, s’embarquer ainsi avec un bébé apparaît comme un pari bien risqué…
« Qu’est-ce qui nous pousse à mettre le clignotant, sortir de l’autoroute et nous engager sur un chemin de traverse ? »
Tous les instants sur la mer ne sont pas idylliques, loin s’en faut, mais l’expérience est concluante. En une année, on comprend tout ce qu’ils ont retiré, lui et sa femme, de cette incroyable aventure.
⛵ Je suis surtout tombée sous le charme de l’écriture de l’auteur. Une plume juste et précise, un vocabulaire riche et souvent poétique. Un excellent conteur.
Comme lui, j’ai vu et admiré les algues plancton bioluminescentes ce soir du 10 mai 2024 au sud-ouest des Açores : « Les étoiles sont descendues se perdre dans l’océan. »
Comme lui, j’ai craint l’énorme baleine qui longeait la coque, avant d’être admirative et séduite.
Et je n’ai pas relevé tous les exemples, mais l’écriture est très visuelle.
⛵ Un témoignage intéressant et une belle réflexion sur le sens de la vie, sa fragilité et son inépuisable force.
⛵ Quelques extraits que j’ai aimés :
« En bateau, on parle des trois F ( faim, froid, fatigue), de redoutables brèches dans lesquelles s’engouffre le mal de mer. On en oublie souvent une autre, une affliction qui retourne sans mal les marins les plus expérimentés. La peur ».
« De ces gens si doux et bienveillants que, dans ce monde qui a fait de « gentil » un synonyme de « stupide », ils en semblent naïfs. »
« « Il y a sans doute cette sensation unique de confier sa vie à son embarcation, d’être dépendant de sa coque, son mât, son moteur ou ses voiles. Pendant ces douze mois sur l’eau, Yuzu n’a pas simplement été notre maison, il est devenu notre monde. »




