lundi 20 juillet 2026

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Je savais qu’Auguste Escoffier était le père de la Gastronomie Moderne, mais je n’en savais guère plus…

Les auteurs ont choisi une approche judicieuse : c’est Auguste, âgé et à la retraite qui raconte son parcours, sa passion pour la cuisine.

🍴 Octobre 1846 – naissance d’Auguste en Provence.

Un petit garçon, très attiré par les beaux-arts, qui se rêve sculpteur.

Mais sa proximité avec sa grand-mère, excellente cuisinière, le pousse irrésistiblement vers la cuisine.

Au fur et à mesure des années, sa cuisine gastronomique connaît un succès grandissant, il forme des chefs, ouvre des restaurants dans le monde.

Son objectif : toujours améliorer, chercher de nouvelles recettes, susciter la gourmandise et la curiosité.

Un amateur de musique, un auteur aussi, car il veut transmettre ce qu’il a compris et appris. Dès 1903, il publie « le Guide Culinaire ». 943 pages, « considéré comme la Bible des cuisiniers. »

Un altruiste également qui songe aux plus pauvres, les nourrit dès qu’il le peut et publie même « Le projet d’assistance mutuelle pour l’extinction du paupérisme. »

Quelqu’un qui vit avec son temps, les yeux ouverts sur son époque. Il collabore avec Julius Maggi ( la marque Maggi) pour améliorer le bouillon Kub. Favoriser une meilleure « nutrition des familles ouvrières et des femmes qui travaillaient de plus en plus à l’extérieur et avaient moins de temps pour cuisiner. »

🍴 Son apport dans la cuisine est essentiel. Moderniser le fonctionnement, rechercher, innover, transmettre. Une base sur laquelle travaillent les cuisiniers du monde entier.

Un révolutionnaire dans son approche de la cuisine, et un passionné !

🍴 Le graphisme est classique, travaillé dans les personnages et leur environnement. Parfaitement harmonisé avec le scénario.

🍴 Un seul bémol et il n’empêche pas le coup de cœur.

Après la mort d’Auguste, les dernières pages de conclusion présentées par Stéphane Bern n’apportent pas grand-chose au récit…

Une belle découverte et un coup de cœur ! 

Merci  aux éditions Plein Vent. 

 

Extraits :

🍴 « Je conserve de la brillante tragédienne le plus respectueux et affectueux souvenir. Sarah Bernhard avait un cœur d’or. »

🍴  A propos de la soprano Nellie Melba :

« Je décidai de lui rendre hommage en créant spécialement pour elle, ce qui serait l’un des mes plus beaux desserts. La pêche Melba ! »

🍴 « Pendant toute ma carrière, j’ai formé quelques deux mille cuisiniers dont la plupart sont allés de par le monde faire connaître la cuisine et les produits français. »

 

 

 

 


vendredi 17 juillet 2026

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Cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu le plaisir de découvrir une aussi belle BD,  tant en scénario, mais encore plus en graphisme !

🌅 9h 52, atterrissage d’un petit hélico sur une ile au milieu de nulle part. Un homme en sort, envoyé par son patron et sans doute, futur locataire. 

le propriétaire l'accueille, explique et montre. Il concède des baux de 50 ans à quelques familles ou individus triés sur le volet, ou plutôt sur leur degré de richesse...

Végétation luxuriante. Énergie fournie par une usine marémotrice souterraine et des éoliennes, gastronomie, tout est fourni aux ultra-riches.  

Ils habitent des palais, tous plus extravagants les uns que les autres. Palais vénitien, palais d’été chinois, énorme riad marocain….

Seuls les ultra-riches peuvent s’offrir ce luxe démesuré… Mais la concurrence est rude entre eux, impitoyable. Montrer qui a le plus. L’ostentation est à la hauteur de l'égo…

10 h 30 -. Quelque chose s’agite dans la mer…

12 h 06 – le fond de la mer…


🌅 Bien sûr, le sujet est classique.

- Peut-on TOUT acheter en étant riche ? Y compris la préservation de sa vie…

C’est un questionnement qui rejoint celui de l’état d’esprit. L’argent, beaucoup d’argent, achète-t-il le bonheur et la sérénité. ?

- C’est surtout une question drôlement d’actualité : où trouver la région susceptible de se protéger de l’accélération du changement climatique ?

🌅 J’ai aimé la justesse des dialogues,  l'acidité et la lucidité du propriétaire quand il parle des riches :

« _ Il y a de la petite délinquance chez les ultra-riches ?

_ Les riches ? Ce sont parfois de grands délinquants ».

🌅 J’ai aimé la galerie de portraits avec une mention particulière pour la cantatrice. Caricatural, juste ce qu’il faut.

Le scénario est celui de Pierre Christin (souvent inspiré par Orwell) assisté de Stella Lory.

🌅 Et surtout, j’ai adoré le graphisme !

Travaillé, tant dans les personnages que dans leur environnement. Les couleurs sont variées, toujours harmonieuses, et les pleines pages sont tout simplement somptueuses. Un bel ouvrage, soigné également par l’éditeur avec des pages épaisses qui offrent un parfait rendu.

BD que j’ai adorée et que je recommande !

 

Extraits :

🌅 « Il n’y a qu’un seul propriétaire de l’ensemble des terrains de l’ile et de leurs habitations… c’est moi. Je reste, les emphytéotes

passent. »

 

🌅 « _ Il y a de la petite délinquance chez les ultra-riches ?

_ Les riches ? Ce sont parfois de grands délinquants ». 

 

🌅« _ Voici, Bret et Azéalia.

Le couple le plus glamour d’Hollywood. (…)

Et leurs nouveaux voisins : le couple le plus glamour de Bollywood. »

 

 

 

 

 

lundi 13 juillet 2026

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La confrontation des hommes aux milieux extrêmes. C’est le rôle du GMHM : Groupe  militaire de haute montagne.

📌Je ne connaissais pas du tout ce groupe militaire spécialisé pour la très haute montagne ou les lieux les plus inhospitaliers.  Exemples parmi d’autres : l’Everest (8848 m), le Kamet (7758 m), l’Amérique du sud, mais aussi les deux pôles.

Un groupe soudé, crée en 1976 à Chamonix où existait déjà depuis 1932, l’école militaire de haute montagne.

Son objectif : « Mieux comprendre la résistance et le comportement du corps humain » dans des milieux hostiles et transmettre l'expérience. 

Transmettre pour l’instruction des cadres des troupes alpines, pour la mise au point des équipements les plus efficaces, pour la résistance de l’organisme :  « Depuis 1992, le GMHM travaille étroitement avec le centre de recherches de santé des armées. Ceci permet une meilleure compréhension de la résistance au froid, du mal aigu des montagnes et de l’hypoxie en haute altitude. » 

Une sorte de laboratoire sur le terrain pour plus d’efficacité des forces armées. 

📌 C’est plus un docu qu’une BD . Pour preuve, l’abondance de textes explicatifs dans les bulles. Au départ, c’est un peu surprenant, mais comme c’est intéressant, bien construit et bien dessiné, on poursuit le cheminement vers les hauteurs avec beaucoup d’intérêt et de plaisir.

C’est surtout une histoire d’hommes, de cohésion du groupe. Des hommes qui se dépassent chaque jour.

A la lecture, j’ai découvert de belles personnalités fondatrices du groupe, comme le Capitaine Antoine de Choudens, comme Dominique Gleize et tant d’autres à qui le récit rend hommage.

📌 Parfaitement documentée avec un graphisme classique qui rend particulièrement compte de la difficulté des milieux, de leur beauté aussi.

Passionnant !

Merci à Babélio et aux éditions Plein Vent pour cette belle découverte.

 

Extraits :

📌 « Crée en 1976, le GMHM ( groupement militaire de haute montagne), prestigieuse unité de l’armée de terre, à la pointe de l’alpinisme, a réalisé avec succès de nombreuses expéditions en Himalaya, en Antarctique, en terre de Baffin (au-dessus d cercle Arctique), aux iles Kerguelen, au challenge des trois pôles. »

📌 « S’aventurer dans la grande ile de la terre de Feu dans les 50ème hurlants, au nord-ouest du Cap-Horn, c’est vouloir se confronter à la partie de la planète ayant les pires conditions climatiques. »

📌 « Mieux comprendre la résistance et le comportement du corps humain » dans des milieux extrêmes.