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Lorsque deux symboles du Cambodge éternel traversent l’horreur.
📌Dans ce roman historique, nous suivons les destins de Yith, le jeune moine bouddhiste et Dalin la jeune danseuse traditionnelle. Encore enfants à l’époque du royaume de Norodom Sihanouk, ils acceptent chacun de continuer dans la voie que d’autres ont choisie pour eux.
Lui sera moine après le décès de sa mère, elle sera danseuse au palais royal, mise là par le nouveau compagnon de sa mère, pour se débarrasser d’elle.
Puis, chacun d’eux va se retrouver emporté par le maelstrom infernal de la dictature du Parti Communiste du Kampuchéa, plus connu sous le vocable de « Khmers Rouges », jusqu’au moment où ils finiront par se rencontrer et espérer une autre vie…
📌 A travers ce roman qui retrace quinze années de la vie des Cambodgiens, François Huzar brosse le portrait d’un pays en souffrance, balloté entre l’incompétence et l’inégalité d’un régime corrompu et l’horreur absolue et criminelle d’un régime nationaliste et militaire qui conquiert le pouvoir en 1975.
Un des intérêts de ce récit est la description précise la vie d’avant les Khmers Rouges, une période rarement évoquée. La comparaison entre la vie villageoise près des rizières et celle des citadins de la capitale Phnom Penh. Deux mondes diamétralement opposés.
La description de l’arrivée des forces du Kampuchéa Démocratique dans la capitale nous rappelle le magnifique et terrible film de Roland Joffé, de 1984, « La Déchirure ».
On retrouve la stupéfaction des habitants puis l’évacuation de toute la population vers des camps de travail qui se transforme bientôt en camps d’extermination. L’existence (ou plutôt la non-existence) dans ces camps est particulièrement bien analysée et nous ressentons la dureté, la souffrance et l’inhumanité de ces conditions de vie.
📌 Ce livre est un avant tout un exercice de mémoire pour les plus âgés d’entre nous. N’oublions pas les images de cette époque et après 1980, les découvertes des charniers témoignant des souffrances du peuple cambodgien, ainsi que celles des dernières vagues des « boat people » (après celles du Vietnam).
📌 Un bémol pourtant. Pourquoi avoir choisi une fin digne d’un film indien tourné dans les studios de Bollywood ?...
📌 Cela demeure un roman à recommander, pour se souvenir ou pour découvrir ce que la folie des hommes peut créer au nom d’un idéal politique. Malheureusement, cela continue actuellement, dans d’autre pays.
Parfaitement documenté et passionnant !
Merci aux éditions l’Harmattan
Chronique établie par Gérard G.


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