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Japon – 1972 – La révolution rouge étudiante au Japon.
Ou comment les mécanismes de la radicalisation, puis de l’inhumanité sont parfaitement démontés et analysés.
📌Une spirale de folie à laquelle personne n’échappe, pas plus les dirigeants que les membres du groupe :
- L’entraînement physique et quotidien
- L’obéissance absolue aux ordres du chef ou des chefs
- La coupure nette et définitive avec la famille.
L’idéologie, le groupe sont désormais la seule famille. « C’est nous, ta famille, Mariko, personne ne doit descendre de la montagne sans notre permission à Bunta et moi. »
- L’installation de l’auto-critique : « Nous ne pouvons tolérer aucune permissivité face à l’auto-critique. Le camarade Ichiro doit être frappé jusqu’à ce qu’il perde connaissance. »
- Les punitions physiques et les peines de mort.
« Nous avons décidé que la désertion serait passible de la peine capitale. »
📌 Une autorité verticale : Bunta et Yuko décrètent et ordonnent tout. Une seule chose à faire : obtempérer sans discuter, ni même songer à remettre en cause les directives.
Il n’existe plus de vie personnelle, il n’existe plus que le Communisme, le Groupe et les Ordres.
A noter que cela s’applique à tous les groupes politiques extrémistes, aux sectes et aux religions intégristes.
📌 Une blessure toujours ouverte chez les Japonais, même encore aujourd’hui :
« Le traumatisme a été si profond qu’il a entraîné un rejet durable de la gauche radicale et du communisme au japon, au profit de la droite libérale conservatrice qui n’a plus jamais quitté le pouvoir depuis ».
📌 Graphisme somptueux en noir et blanc. Trait précis pour l’environnement ainsi que pour chacun des protagonistes que le lecteur identifie immédiatement.
J’ai adoré le contraste marqué entre la violence progressive du groupe et la beauté, le calme de la montagne où ils se sont réfugiés.
📌 Une lecture en apnée qui se lit comme un polar.
Scénario et graphisme parfaitement réussis : gros coup de cœur !
Merci aux éditions Sarbacane
Extraits :
📌 « C’est nous, ta famille, Mariko, personne ne doit descendre de la montagne sans notre permission à Bunta et moi. »
📌 « Faire cavalier seul lorsqu’on est un soldat de la Révolution ? C’est un non-sens absolu ! »
📌 « Nous avons décidé que la désertion serait passible de la peine capitale. »
📌 « Nous ne pouvons tolérer aucune permissivité face à l’auto-critique. Le camarade Ichiro doit être frappé jusqu’à ce qu’il perde connaissance. »
📌 « Notre camarade n’est pas mort suite aux coups qui lui ont été portés. (…) Ichiro est mort par défaitisme. »
📌 « Frappez-le à l’estomac jusqu’à ce qu’il s’évanouisse. A son réveil, il sera devenu un véritable communiste ! »











