dimanche 28 juin 2026

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Un scénario prometteur : la rencontre de deux enquêteurs bien opposés.

📓Penny Coyne, écossaise, ancienne bibliothécaire de 80 ans, aux allures de Miss Marple : 

« Elle mesure à peine un mètre cinquante et ne doit pas peser plus de deux kilos avec son sac à main, mais faut pas la chercher. »

Et Johnny, un américain, aux allures de Harry Bosch. Lui, est dans le muscle et le respect relatif de la loi. Tout est bon pour trouver l’assassin.

« Je respecte la loi, poursuivit-il. Mais il y a la loi et il y a les règles. Si quelqu'un enfreint la loi et qu'une règle m'empêche de le traduire en justice, je dois respecter quoi : la loi ou la règle ? »

Car chacun enquête sur un suicide plutôt suspect jusqu’au moment (attendu) où les deux histoires vont se joindre.

📓 C’est jubilatoire, car plein d’humour, et addictif car le suspense et les coups de théâtre sont permanents.

Les deux personnages sont parfaitement campés, à la limite de la caricature, mais ce n’est pas gênant, bien au contraire !

Une analyse psychologique bien travaillée avec un jeu de miroirs passionnant entre les styles et les personnalités des deux enquêteurs.

📓 En revanche, je me suis perdue dans la seconde partie, où l’histoire s’est compliquée et m’a paru bien embrouillée. Et c’est bien dommage…

📓 Cela n’empêche, je conserve un excellent souvenir de ce roman pour son action rapide et le plaisir de retrouver sous d’autres noms, Miss Marple et Harry Bosch, ou Dirty Harry, si cela vous parle mieux…

📓 Un roman original, un virtuose du suspense. C’est pourquoi, j’ai très envie de découvrir « l’ange déchu », du même auteur, et paru en 2021. Un thriller familial étouffant.

Merci aux éditions Métailié Noir.

 

Extraits

📓 « - C'est quoi, cet endroit ?
- Une bibliothèque. Vous n'en avez pas en Amérique ?
- Seulement dans les États démocrates. »

 📓 « Je respecte la loi, poursuivit-il. Mais il y a la loi et il y a les règles. Si quelqu'un enfreint la loi et qu'une règle m'empêche de le traduire en justice, je dois respecter quoi : la loi ou la règle ? »

📓 - Lieutenant Johnny Hawke. Voici l'inspecteur Ibanez.
Le type porte sur lui l'équivalent du prêt immobilier de Johnny. Sa coupe de cheveux à elle seule a sans doute couté plus cher que son plus beau costume.

 

 

 

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Je sais. Je ne suis plus une enfant, et même depuis quelques années…Et cela va peut-être choquer certains, mais j’ai adoré cette BD jeunesse.

🌳D’abord, car le graphisme est somptueux. Les attitudes, les expressions particulièrement bien observées et ensuite parfaitement rendues. Regardez la première page, avec la petite fille blottie contre sa mère qui travaille. C’est exactement cela !

S’ennuyer peut-être ( et encore quelques brefs instants) mais rester avec maman !

J’ai beaucoup aimé aussi les couleurs belles et variées, dans les tons pastel.

🌳Quant au texte, il parle aux petits et aux grands :

- Le suspens est permanent. La mère récolte des plantes dans la forêt. Une passionnée et une experte de la flore.

Un soir, puis une nuit s’écoule et la mère ne revient pas de la forêt… Malgré tous les dangers, Nénue part à sa recherche…

- Le besoin vital du lien et de la proximité entre parents et enfants. La souffrance et l’angoisse quand il est menacé.

- La place de chacun dans la nature. Ici, c’est la place de la mère de Nénue dans la forêt qui est remise en cause par ses habitants. Ne vient-elle pas piller LEUR forêt ?

🌳 C’est un premier album pour une jeune autrice talentueuse et sensible.

Une vraie réussite !


samedi 27 juin 2026

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Quatorze nouvelles portées par une écriture somptueuse. Poétique et percutante en même temps. Des phrases courtes, un vocabulaire riche. Voilà pourquoi, j’aime cet auteur.

🌸 Ce n’est pas la nouvelle « La nuit des juges » qui m’a vraiment embarquée, mais plutôt « Crime d’honneur »

Un conseil de famille, une décision et la narratrice est ficelée sur une chaise par le grand-père, le père et ses frères ainés, puis emmenée dans le jardin.

Un récit sur la condition féminine mais il prend ici, une densité particulière.

Quelques extraits de cette nouvelle et de la plume de l’auteur :

« Pour moi, plus question d’apprendre la géographie et les sciences. Mon devoir était désormais aux balais et aux fourneaux. »

🌸 J’ai compris – il était temps ! – pourquoi, j’aime autant les nouvelles : 

- Car souvent, à l'intérieur du même recueil, elles nous entraînent vers des horizons très différents. On a le droit d’adorer une nouvelle et de bouder la suivante. On y trouve toujours son compte de réflexion et / ou de plaisir.

- Et puis surtout, j’aime le coup de théâtre qu’accompagne théoriquement ce genre littéraire.

"Crime d'honneur" ne fait pas exception à la règle, et la conclusion tombe comme un couperet sinistre et inattendu.

Hélas, l’auteur s’est inspiré « d’un fait divers encore tristement coutumier aux confins de l’Europe et de l’Asie. »

🌸 Le bonheur d’une balade au pays d’Hubert Haddad !