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Je savais qu’Auguste Escoffier était le père de la Gastronomie Moderne, mais je n’en savais guère plus…
Les auteurs ont choisi une approche judicieuse : c’est Auguste, âgé et à la retraite qui raconte son parcours, sa passion pour la cuisine.
🍴 Octobre 1846 – naissance d’Auguste en Provence.
Un petit garçon, très attiré par les beaux-arts, qui se rêve sculpteur.
Mais sa proximité avec sa grand-mère, excellente cuisinière, le pousse irrésistiblement vers la cuisine.
Au fur et à mesure des années, sa cuisine gastronomique connaît un succès grandissant, il forme des chefs, ouvre des restaurants dans le monde.
Son objectif : toujours améliorer, chercher de nouvelles recettes, susciter la gourmandise et la curiosité.
Un amateur de musique, un auteur aussi, car il veut transmettre ce qu’il a compris et appris. Dès 1903, il publie « le Guide Culinaire ». 943 pages, « considéré comme la Bible des cuisiniers. »
Un altruiste également qui songe aux plus pauvres, les nourrit dès qu’il le peut et publie même « Le projet d’assistance mutuelle pour l’extinction du paupérisme. »
Quelqu’un qui vit avec son temps, les yeux ouverts sur son époque. Il collabore avec Julius Maggi ( la marque Maggi) pour améliorer le bouillon Kub. Favoriser une meilleure « nutrition des familles ouvrières et des femmes qui travaillaient de plus en plus à l’extérieur et avaient moins de temps pour cuisiner. »
🍴 Son apport dans la cuisine est essentiel. Moderniser le fonctionnement, rechercher, innover, transmettre. Une base sur laquelle travaillent les cuisiniers du monde entier.
Un révolutionnaire dans son approche de la cuisine, et un passionné !
🍴 Le graphisme est classique, travaillé dans les personnages et leur environnement. Parfaitement harmonisé avec le scénario.
🍴 Un seul bémol et il n’empêche pas le coup de cœur.
Après la mort d’Auguste, les dernières pages de conclusion présentées par Stéphane Bern n’apportent pas grand-chose au récit…
Une belle découverte et un coup de cœur !
Merci aux éditions Plein Vent.
Extraits :
🍴 « Je conserve de la brillante tragédienne le plus respectueux et affectueux souvenir. Sarah Bernhard avait un cœur d’or. »
🍴 A propos de la soprano Nellie Melba :
« Je décidai de lui rendre hommage en créant spécialement pour elle, ce qui serait l’un des mes plus beaux desserts. La pêche Melba ! »
🍴 « Pendant toute ma carrière, j’ai formé quelques deux mille cuisiniers dont la plupart sont allés de par le monde faire connaître la cuisine et les produits français. »










