dimanche 6 novembre 2022

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1896, 1ère page du journal de Miléva Maric. Cette  jeune fille serbe intègre  l’institut polytechnique de Zurich, où elle est la seule femme. Brillante étudiante, mais aussi boiteuse, elle est méprisée et rejetée par son professeur mais aussi par les autres étudiants. Excepté d’Albert Einstein qui en tombera amoureux.  Passionnée de sciences, géniale en mathématiques, elle apporte une large part à la théorie de la relativité d’Einstein, qui ne citera jamais les contributions de son épouse.

Un portrait sans concession d’Einstein, à double facettes. Charmeur et agréable pour le cercle d’amis et d’admirateurs, égoïste et cruel pour sa famille : femme et enfants.

« Cela me surprenait toujours de voir avec quelle aisance il endossait une personnalité charmante en public, lui qui venait juste de  me crier de marcher derrière lui. »

L’auteure a donc choisi de raconter l’histoire de Miléva sous la forme d’un journal de 1896 à 1914. Ce qui permet une grande proximité avec Miléva Einstein : comprendre ses doutes, ses rebellions, son caractère. Mais aussi le formatage d’une femme à cette époque. Elle doit s’occuper de ses enfants et son foyer en priorité, et laisser la part belle à son mari.

Pourtant, ses parents, conscients de « sa disgrâce physique » (aucun homme ne voudra d’une femme boiteuse) l’ont élevée dans l’idée d’une femme consacrée à son métier, mais pas une épouse :

« Cette conviction que je n’étais pas digne de me marier était ancrée en moi depuis si longtemps qu’elle semblait faire partie de ma personne »

Mise au point très appréciable de l’auteure à la fin du livre :

« Étant donné l’éclairage nouveau que ce roman jette sur le célèbre Albert, mes lecteurs seront peut-être curieux de savoir ce qui est véridique dans ces pages et ce qui relève de la spéculation. En ce qui concerne la structure globale du livre – les dates, les lieux, les personnes – j’ai tenté de coller autant que possible aux faits, et je n’ai pris des libertés par rapport à la réalité que dans un but romanesque. *(…) Afin que chacun puisse se faire sa propre opinion sur les personnages décrits dans ce livre, je vous invite à consulter l’ensemble des documents et des lettres rédigées par et sur Albert Einstein et Mileva Maric. »

Passionnant et bien documenté.

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Un thème souvent traité : la brutalité, la violence d’un parent envers ses proches, le mutisme de l’entourage.

Et pourtant l’auteure nous embarque  immédiatement dans le récit de Jeanne qui est aussi la narratrice. Elle habite avec ses parents et sa sœur dans un village montagnard du Valais. Son père est violent, brutal, sadique. Sa mère et sa sœur se résignent, se soumettent. Jeanne résiste de tout son être et se construit par la haine qu’elle éprouve envers son père et par la peur, quand elle comprend à 8 ans que l’entourage est muet, lâche, même le médecin venu l’examiner après des coups reçus.  Ne rien montrer, être continuellement en alerte. 

Jeanne se raconte, enfant, adolescente, adulte. Dès qu’elle a pu, elle a quitté la famille pour étudier et ensuite travailler à Lausanne. Une nouvelle vie… Mais les plaies de l’enfance sont toujours à vif.

Elle connait la douceur, l’amour avec son amie, Marine, mais le moindre événement touchant ses proches, la fait retomber. Comme les confidences de sa sœur Emma, comme son suicide, peu de temps après.

Emma : « Il me disait que c’était moi, que je l’excitais, que je faisais exprès. Mais je ne faisais pas exprès, je te jure. J’avais des seins, il les adorait. »

Elle a dit ça : il les adorait.

_ « Tu déconnes là ? Un père qui adore les seins de sa fille ! Tu te rends compte de ce que ça veut dire ? »

_ « Je sais que c’est mal, mais j’étais sa préférée… »

L’abject et l’obscénité m’étouffent. J’ai mal pour elle, je le hais, lui. Plus encore. Et ma mère, muette, sourde et aveugle. »

Pourtant, elle est bien consciente de l’amour de Marine, de son empathie et de sa bienveillance. Sensible également à l’amour de Paul, qu’elle essaie de repousser, en s’expliquant dans une magnifique lettre. :

« Je t’aime, Paul, et je ne sais pas quoi faire de cet amour. Je vis avec lui dès le réveil. J’ouvre les yeux et il est déjà là, tapi. (…) Il est dans le souffle de l’air, il est un trajet de train, il est l’eau grise, bleue, verte, mourante ou limpide du lac. (…) Je ne sais rien de toi. (…)

Toi non plus, tu ne sais rien de moi. Tu ne sais pas d’où je viens. Mes origines m’obsèdent, me salissent, hurlent la nuit, surgissent quand je ne m’y attends pas. Il suffit d’un éclat de voix, d’une bousculade dans la rue, d’une assiette qui se brise, pour que la peur et la haine remontent. Ce que tu vois de moi, ce que je montre de moi, je l’ai dompté. (..) J’ai peur que la hargne que j’ai mise pour tenir debout se perde avec cet amour trop fleur bleue. J’ai peur de me laisser aller à t’aimer en entier. J’ai peur de tomber si je laisse éclater les barrières qui nous tiennent à distance. »

L’introspection de Jeanne est très lucide. Elle se connait dans les coins, comprend les réactions qu’elle suscite. Ce n’est pas surtout un mélo, mais une analyse très fine et émouvante d’une femme qui ne guérira jamais de son enfance. Une jeune femme cadenassée de l’intérieur, qui ne tient que par la haine et redoute par-dessus tout, les souffrances.  Un arbre grand, droit, mais mort.  

Un récit servi par une écriture juste, fine, précise.

Beaucoup de tristesse en refermant ce roman puissant et je comprends qu’il ait remporté le prix du roman Fnac 2022.

vendredi 4 novembre 2022

                                                                  💙💙💙

La vie difficile de l’illustrateur, où il faut beaucoup travailler, avoir des éditeurs fidèles pour espérer vivre de sa plume. C’est ce qui arrive à Geoffroy qui recherche désespérément un autre métier.

Mais que faire, quand on ne sait se servir que d’un crayon ? Même pour ranger des salades dans un hyper, il faut de l’expérience….

Le ton est donné, drôle mais terriblement critique sur la société et surtout le monde du travail. Il finit par trouver dans un EHPAD où il s’occupe des pensionnaires.

Tous ne sont pas logés à la même enseigne. Surtout quand le manque de personnel est flagrant, surtout quand tout est bon pour accroitre les profits. 

Malgré ces difficultés, cette  immersion dans le réel qui lui fait du bien : il se sent utile : « C’est gratifiant de se sentir utile quand on manque de confiance en soi »  C’est l’autre thème de cette BD : donner un sens à sa vie.

Dommage que la maison d’éditions laisse passer des fautes d’orthographe comme : « on a finit » avec un T au passé composé du verbe finir.

Un bon moment de lecture à passer avec Geoffroy sans rechercher plus, car on n’apprend pas grand-chose.

Le récit s’achève sur un clin d’œil. Dialogue entre deux soignants à propos du départ de Geoffroy :

_ «Je suis persuadée qu’il est venu en sous-marin pour faire une BD sur les EHPAD. »

_ « Tu crois que c’est possible ? Deux ans d’immersion, c’est long… » 😊

 

 


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C’est une analyse maîtrisée, argumentée de la condition des femmes au Congo que nous propose le docteur Mukwege, gynécologue-obstétricien dans la maternité de Panzi.

Une analyse intellectuelle, basée sur son expérience professionnelle, sa recherche de rapports documentés et chiffrés mais aussi une analyse par le cœur, les émotions, l’empathie. C’est pour cela qu’il nous touche autant.

Le témoignage est vibrant pour célébrer en effet, la force des femmes. Qui se relèvent, retrouvent des objectifs de travail, de vie après des viols collectifs, des blessures qui font frémir le lecteur, sans compter la honte et le rejet de la famille : « Souffrir d’une fistule (perforation à l’intérieur de l’appareil génital) équivalait souvent à subir la honte et le rejet. »

Denis donne beaucoup d’exemples, et à chaque fois, on est admiratifs. Comment vivre après des agressions aussi graves où la femme est considérée comme un outil sexuel ?

C’est un féministe, et il l’indique dès les 1ères pages : « il n’est pas courant qu’un homme fasse campagne pour les droits des femmes. J’en ai bien conscience. J’ai eu l’occasion de ressentir ça dans des conversations entre amis, des rassemblements sociaux ou des réunions à caractère professionnel. J’ai bien vu les regards perplexes et les mimiques d’incompréhension. De temps en temps, je rencontre même de l’hostilité. Certains jugent mes choix suspects, voire menaçants. »

Le Congo, appelé « la capitale mondiale du viol » : « je vous encourage à voir le Congo, parfois encore appelé « la capitale mondiale du viol » comme une fenêtre sur les pires extrémités de ce fléau mondial que sont les violences sexuelles. »

D’autant plus que les médecins formés ne pratiquent pas au Congo. Ils s’expatrient dans des contrés plus facile. Dans les pays européens, le ratio est de 1 médecin pour deux cents habitants, au Congo, il est à peine de 1 pour dix mille.  

Il pose aussi une question qui pourrait être banale : pourquoi les hommes violent-ils ? « La guerre menée contre le corps des femmes au Congo n’a pas été perpétrée par des psychopathes qui arpentent la jungle pour réaliser les fantasmes sexuels d’esprits dérangés. Les maladies mentales sévères existent, bien sûr, et peuvent expliquer certains cas. Mais il faut considérer le viol comme un choix conscient et délibéré qui est la conséquence d’un mépris pour les femmes, car l’origine se trouve là. »

Le viol est  aussi un instrument de guerre, souhaité par les hauts dirigeants. « Il devient tactique militaire. Il est planifié. Les femmes sont délibérément prises pour cibles comme moyen de terroriser la population. Son adoption dans les conflits en Asie, en Afrique, et en Europe au cours du XXème siècle peut s’expliquer par le fait qu’il est peu coûteux, facile à organiser et malheureusement, terriblement efficace. »

Le viol prémédité est désormais considéré comme crime contre l’humanité. Un petit progrès, mais quand les dirigeants restent passifs, cela ne sert pas à grand-chose.

Glaçant, le témoignage des enfants-soldats où toute humanité a disparu. Environ dix mille enfants ont été kidnappés et  enrôlés par les troupes rwandaises en 1996.

Glaçant pour ces hommes perdus, glaçant pour ce qu’ils font subir aux femmes, sans se poser des questions. Normal, banal. Les propos d’un jeune homme de 20 ans : « il a expliqué être devenu accro à la vie de rebelle. Les attaques nocturnes, les armes, l’action, les massacres, les cris. La vie au campement était dure et inconfortable, alors il attendait avec impatience les opérations. « C’était comme une drogue, je ne me posais même pas de questions. J’ai aimé faire du mal. »

Il répond ensuite à la question de Mukwege «  Pourquoi mutiler quelqu’un ? »

« Quand on tranche la gorge d’une chèvre ou d’un poulet, c’est pareil, on ne se pose pas de question. Une femme, c’est pareil, on fait ce qu’on veut avec. »

Il n’oublie pas non plus, le rôle de la religion. Et il parle en tant que chrétien, pasteur et fils de pasteur : « Le changement doit venir du sommet pour donner de l’impulsion à la base. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, les violences sexuelles sont la résultante d’une hiérarchie  entre les genres qui considère que la vie des hommes est plus importante que celle des femmes. Il faut admettre le rôle de la religion dans la domination masculine et la soumission féminine. »

Il n’occulte pas non plus la politique du président Kabila, son immobilisme, sa docilité envers le Rwanda et les agressions rwandaises au Congo. Sans oublier tous les autres pays qui ont pratiqué le viol, « Qui se souvient des centaines de milliers de femmes qui, elles aussi, ont été victimes de la guerre, violées sous la menace d’une arme, par des allemands, des russes, ou des membres des troupes alliées ? » Et beaucoup, plus proches de nous, les agressions de Daech contre les Yézidis en 2014. Sans oublier les pays, au XXIème siècle, qui reconnaissent plus ou moins le délit du viol.

Un témoignage à mettre entre toutes les mains. 

Sa conclusion exprime la quintessence et l’esprit de son témoignage : « Je prie chaque jour pour un futur paisible et prospère dans ma région et mon pays. Nous sommes riches au-delà du concevable en terme de ressources naturelles, et pourtant, l’avidité et l’exploitation ont fait de cet endroit, l’un des plus pauvres de la planète. Aujourd’hui encore, des villages y sont brûlés, des massacres se produisent chaque semaine sans que cela provoque la moindre vague d’indignation au Congo, ni à l’étranger. Nous avons besoin de justice et de recherche des responsabilités.  Je rêve d’une société où les mères sont reconnues comme les héroïnes qu’elles sont, où les filles issues de notre maternité sont autant considérées que les garçons, où les femmes grandissent sans craindre les violences »

Un récit à lire et à relire. Il est tellement riche qu’un bref résumé comme celui-ci ne suffit pas le présenter et je suis sûre d’être passée à côté de beaucoup d’éléments historiques et politiques.

 

 

 

 

 

mardi 18 octobre 2022

                                                                     💙💙💙💙💙

Se retrouver après s’être entièrement occupé des autres. Trop sans doute et au détriment de soi même.

Simon Lhumain (un patronyme symbolique) est un psychanalyste investi et complètement immergé dans son métier. 

Un matin, il casse le bol de son petit déjeuner, celui de son ami d’enfance. Ce geste anodin ouvre pourtant une brèche  dans la mécanique bien huilée de sa routine de vie. Déclenche la quête d’autre chose. Besoin de se retrouver, de revenir sur les fêlures et les émotions enfouies de l’adolescence, de faire le point, de comprendre sa vie, de s’apaiser.

« Toute sa vie à écouter les autres. Il n’écoute plus personne. Il y a là une paix profonde et une tristesse. Aussi profonde l’une que l’autre. Il vient de déposer l’habit. Pas défroqué, non, parce que sur sa route, il n’y a ni dieu ni vœu éternel. Il s’éloigne simplement et il se sent de plus en plus nu. Parfois, une question le saisit. Ecouter et parler, n’est-ce pas ce qui rend humain, chaque être ? Est-ce qu’il n’est pas en train de trop s’éloigner ? »

Il décide  alors de partir sur une île japonaise  où le recevront Madame Itô et son mari Daisuke. Elle collectionne les tissus anciens, et lui est  spécialiste de l'art du Kintsugi. Il répare les céramiques en saupoudrant les fêlures de poudre d’or. Geste bien symbolique : ne pas dissimuler les cassures, mais les accepter et les embellir.

C’est aussi une ode au geste, à l’activité manuelle, au corps qui existe dans l’eau et permet d’apaiser et laisser les pensées affleurer, questionner, sans violence.

Simon passera de longs moments avec Daisuke. Ils ne parlent pas la même langue, mais se comprennent par l’échange du silence, du calme, de la recherche de la beauté dans la céramique sublimée. 

Le charme de l’écriture de l’auteure. Simple, dépouillée et pourtant si précise et si riche. Elle a cette qualité rare de faire ressentir en quelques mots patiemment choisis, la profondeur des sentiments, les questionnements de ses personnages. Aussi profonds, l’un que l’autre.

Le temps de la pause, de la sincérité, de la résilience. Comme souvent, avec Jeanne Benameur, son personnage se cherche, se questionne mais elle nous questionne également.  On avance, on s’enrichit toujours avec cette auteure.

« On n’est maître de rien. On peut juste accepter et mettre tout son art, toute sa vie, à comprendre ce qu’est le fil de l’eau, le sens du bois, le rythme des choses sans nous. Et c’est un travail et c’est une paix que de s’y accorder enfin. La seule vraie liberté. »

 


 

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La condition des femmes au Japon au 20ème siècle à travers 5 générations.

Le récit est surtout centré sur Hana et sa fille Fumio, mais on comprend mieux son évolution avec  les premières pages où figure la grand-mère d’Hana ( Toyono ) et, dans les dernières pages, sa petite fille ( Hanako).

Une construction puissante et subtile des contrastes, tant pour les personnages que les symboles : Hana intelligente, instruite, et en même temps, silencieuse, soumise et dévouée à son mari, à sa famille. L’acceptation et le respect des traditions pour la mère, la rébellion et l’incarnation de l’indépendance et de la modernité pour la fille.

Un récit tout en douceur, qui saisit pourtant admirablement les oppositions et le fil du temps : les deuils, la seconde guerre mondiale, la condition féminine, la force des traditions.

Le trait de Cyril Bonin est maitrisé et accompagne harmonieusement l’histoire : les couleurs pastel suggèrent la mélancolie et la douceur,  les traits expressifs des personnages illustrent la tristesse, les questions et les tempéraments contrariés.

 

 

lundi 17 octobre 2022

                                                                  💙💙💙💙 




Un roman d’ambiance. Se laisser porter par le charme des mots, la singularité des personnages, sans chercher l’intrigue ou le suspens car sinon on décroche très vite.

Dans le Massif Central, la rencontre de deux septuagénaires : Ada, une galloise installée en France depuis une quarantaine d’années et Graff, un ancien funambule tzigane, qui doit laisser partir la troupe en tournée car il se blesse. Ada est restée en France, après le décès de son mari, car elle espère toujours le retour de sa fille, Becca, embrigadée dans une secte d’illuminée, appelée « les Simples ».

Cela pourrait être le roman très classique de deux « vieux », que tout paraît opposer qui se rencontrent et s’aiment, c’est bien plus que cela : deux caractères entiers et sincères, secrets, singuliers et qui se fichent du quand dira t’on.

Deux personnages en attente de plus grand-chose et qui se remettent à vivre, à espérer. Un bel hymne à l’amour aussi, à la bienveillance, à la tolérance.

La nature est toujours infiniment proche, un personnage à part entière. Elle se fait entendre à qui veut bien l’écouter : « Ferme les yeux, Becca, écoute les pieds des nuages danser sur le toit. Ecoute la pluie… ou la neige… ou la grêle…. Qu’est ce que tu entends ? »

Une nature sublimée par la poésie et la grâce.

Une belle écriture : « le passé était un pays étranger, une saison lointaine qu’il fallait ignorer. Elle n’a su lui léguer que la magie des orties et la musique de la pluie. » Dans les premières pages du roman, je suis restée scotchée par le charme de l’écriture et j’ai bien fait.

Roman sensible, délicat, tout en nuances. Poésie, finesse, tolérance et résilience incarnée par ces deux personnages. Triste et lumineux à la fois, plein d’espoir.

Je remercie « lecteurs.com » et les Editions Liana Lévi (que j’apprécie pour le choix exigeant de ses auteurs) de m’avoir permis de découvrir Dany Héricourt.