mardi 29 septembre 2026

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2047 - Léa, ingénieure spécialiste du traitement des eaux, travaille à Dubaï pour innover dans le dessalement d’eau de mer. Un projet vital pour la planète qui se dessèche inexorablement

En même temps, son ado de fils, Luca, la réclame en Suisse, leur pays natal. Bientôt un an qu'elle n'a pas pris de vacances pour le voir ainsi son mari, à part les séances sur hologramme…  Elle prend donc un congé et saute dans l'aéronef à propulsion hydrogène.

Retrouvailles, pique-nique et baignades au bord du lac. Bain en toute sérénité puisque l’eau est contrôlée par les « gerris-artificiels », drones de surface. Le nom est inspiré des « araignées d'eau » qui marchent sur l’eau grâce à des pattes poilues. Voir la couverture.

Dysfonctionnement au niveau des gerris et Luca est contaminé par l’eau, tout comme des centaines de baigneurs, en urgence absolue.

Léa prévient Dubaï de son absence où la crise de l'eau est moindre. Dans cette ville riche et chaude, qui pratique le dessalement de l'eau de mer, chacun prend trois douches par jour.

De plus, les habitats sont adaptés et confortables, car les palmiers « Bauermann » hybrides protègent toutes les baies vitrées, donnent de la fraîcheur et consomment peu d'eau douce, à priori…  

Le gouvernement fédéral suisse utilise alors l’expérience de Léa : installer l’ « autoroute de l'eau » système de pipeline pour alimenter tout le secteur des Alpes, en équilibrant les déficits et les excédents.  

Il faut quand même rationner la population. Ce qui fait monter les tensions sociales. Un climat anxiogène instrumentalisé par une secte : les « Pénitents », qui veulent arrêter le progrès. Fatalistes et extrémistes, ils n'hésitent pas à saboter les chantiers. Aussi partout dans le monde, des groupuscules détruisent les barrages pour récupérer l'eau en aval.

🌊 Dans son deuxième roman, Erwan Barillot nous dresse un tableau angoissant mais réaliste dans l'ensemble. Les drones sont omniprésents, la surveillance totale, l'IA monte en puissance, surtout dans le domaine médical.

Enfin, il nous montre que la guerre de l'eau est souvent déclenchée par les intérêts des puissants, comme au début du siècle, finalement... Alors, ce bien commun doit être préservé, surtout gratuit et donné en quantité raisonnable.

Ce roman futuriste veut répondre à la question cruciale de l’eau dont dépend notre survie.  Et plutôt réussi dans le sens où il insiste sur le fait que nul ne peut lutter contre la force des éléments.

En laissant une touche d'espoir sur les technologies nouvelles. Peut-être pourraient-elles ralentir le réchauffement du globe, en supposant que les dirigeants politiques s’entendent…

🌊 Deux légers bémols : 

- L’action s’essouffle dans la dernière partie.

- J’ai trouvé le récit un peu juste sur certains éléments. Peu d'infos sur l'alimentation exceptés les pavés d'algues marinées ou les barres protéinées. La culture du maïs est évoquée alors que cette céréale, très gourmande en eau est totalement inadaptée au climat nouveau. 

Une lecture néanmoins passionnante pour cette harmonie entre thriller et question de l’eau.

 

 

 

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