samedi 13 juin 2026

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Prix Goncourt du 1er roman parfaitement justifié.

📓En moins de 100 pages, l’autrice exprime la mécanique sociale de la société irakienne : une jeune fille enceinte, son amoureux meurt sous les bombes. Elle sait désormais qu’elle est condamnée et que c’est son frère ainé, Amir, qui exécutera la sentence.

« L’honneur est plus important que la vie. Chez nous, mieux vaut une fille morte, qu’une fille mère. »

Tout est dit, dans ces deux phrases.

📓 Les mots sont forts, justes, choisis avec soin.

La puissance du roman est accentuée par le fait que chacun des protagonistes prend la parole, en utilisant le « je ». Il raconte alors ce qui se passe, mais surtout ce qu’il pense.

Les autres femmes de la maison se résignent et acceptent l’injustice et l’inacceptable.

Le frère cadet, lui, n’est pas d’accord mais jamais ne le montrera.

Amir, son frère ainé : « j’ai survécu à la guerre et ce soir je vais tuer. Je vais mourir un peu en tuant. Mais mon bras ne tremblera pas. »

📓 L’eau du Tigre rythme régulièrement le récit, observateur intemporel du cours des choses : « Je ne suis plus source mais ressource, et les hommes de cette terre aride ont oublié qu’ils ne pourront pas vivre sans moi. Ils périront avec moi car nos destins sont liés. »

📓Il existe de nombreuses expressions à la condition des femmes. Peu ont cette puissance, cette densité, mais surtout cette subtilité.

Énorme coup de cœur !

A découvrir ou à relire ! 

 

 

 

 

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