mercredi 1 avril 2026

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Commençons par le début : une superbe couverture, tant en illustration qu’en qualité. Douce à caresser, plaisir sensuel de la lecture qui commence par là.

🌳Gemma, une ado, vit dans la montagne avec sa sœur et ses parents. Avec des limites à ne surtout pas dépasser, sous peine de colère, voire de correction du père. C’est le sanctuaire. Là, ils sont en sécurité,car protégés du virus transmis par les oiseaux, qui a décimé la quasi-totalité des humains.

Gemma, dressée par son père, tue gibiers et oiseaux. C’est même une redoutable chasseresse.

En parfaite harmonie avec la nature, elle pousse les limites du sanctuaire pour se retrouver entre les griffes d’un fauconnier sauvage et brutal.

Parmi les rapaces, un aigle va fasciner et toucher l’adolescente…

🌳 Les thèmes sont traités avec beaucoup de puissance :

- La forêt est un personnage à part entière. Un refuge ou une prison ?

- La notion d’emprise paternelle est parfaitement analysée. Quelle frontière entre le pseudo-sentiment de protection et la domination ? 

- La figure de Gemma est attachante et parfaitement crédible : une adolescente, qui malgré la situation, se cherche et peut-être se trouvera. Malgré son père, malgré la vision du monde qu’il lui impose. Emprise physique et mentale…

🌳 J’ai regretté le manque de nuances de l’emprise doublement masculine, par le père puis le fauconnier.

D’ailleurs, je n’ai pas compris qui était vraiment cet homme…

🌳 En revanche, le graphisme m’a complètement séduite.

Dessins somptueux bleu glacé et noir profond,  en parfaite harmonie avec le texte. Qui se noircissent davantage lors des moments forts, et renforcent le sentiment pesant d’impuissance et d’enfermement.  

C’est beau, tout simplement, et cela donne envie de le relire en savourant le dessin.

 

Extraits

« Et puis, il y a eu cette usine de poulets, des bêtes qu’on brûle et un flash qui tourne en boucle sur les écrans, cette voix… Le virus a mité. Les oiseaux porteurs de la maladie, les oiseaux porteurs de la mort. »


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