jeudi 25 juin 2026

💙💙💙💙


Vingt-cinq nouvelles rythmées par une belle écriture. Dépouillée,  sensible, percutante.  Portées par une traduction qui m’a paru au plus proche de la langue d’origine.

Une fresque sociale, parfaitement observée, riche et variée.

📒Certaines nouvelles sont ancrées dans la réalité, les pieds dans la glaise, d’autres sont fantastiques ou poétiques.

📒 Je pense à la nouvelle « Le poids des os » où le père de la narratrice était réputé pour connaître les destins, en évaluant le poids des os. Une fable qui interpelle…

📒 Il faut se laisser bercer par ces nouvelles. Qu’on peut picorer au gré de ses envies, au gré du temps disponible.

Je ne les ai pas toutes aimées, certaines sont carrément « perchées » ( comme on dit chez moi  😂) mais l’écriture est tellement poétique qu’on y prend quand même plaisir.... 

📒 « Elle a l’âge pour ça », est un texte fort sur la condition des femmes.

 Naïn est une jeune malaisienne, mariée à 13 ans par son père et exploitée par son mari, qui a mis enceinte sa sœur, handicapée mentale. Elle est accusée du meurtre du bébé de sa sœur. Elle a l’âge pour se faire violer, pour être la servante de sa famille puis de sa sœur, celle qu’on sacrifie.

« J’étais une prise de choix, une vierge de 13 ans rompue aux tâches ménagères. »

📒 Sous couvert d’histoires qui paraissent banales ou surprenantes, l’autrice nous emmène dans le non-dit, dans l’amour et souvent l’humour. « Riz frit », en est un parfait exemple. Kuizi est le robot cuisinier, acheté par un mari, et qui doit lui concocter le riz idéal...

La recette que lui préparait sa femme décédée....

📒 J’ai beaucoup aimé la vision lucide, quelquefois désabusée de l’autrice, sur la vie qui l’entoure.  Un ensemble de nouvelles très originales dans le fond et la forme et… surtout déroutantes. Leur concision renforce la puissance du message.

Un véritable voyage au pays d’ailleurs.

 

 Extraits

📒 « Tout ce dont les hommes avaient besoin, c’était d’un peu d’argent et de l’obéissance des femmes. »

Elle a l’âge pour ça

📒 « J’étais une prise de choix, une vierge de 13 ans rompue aux tâches ménagères. »

Elle a l’âge pour ça

📒  « C’était une simple question de qui était le plus couillu, qui avait les relations les plus influentes, les os les plus lourds. Au sommet de la hiérarchie, les os étaient lestés d’argent et de poids politique jusqu’à peser plus lourd que la loi. »

Le poids des os

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire