vendredi 10 avril 2026

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1896 – Dans la baie de Somme, un homme est retrouvé assassiné dans une goélette. Un riche industriel de la région, une figure paternaliste, aimée et respectée de tous. A priori…

L’enquête est dirigée par Amaury Broyan. Un policier venu spécifiquement de Paris, efficace, lucide, voire sardonique :  « Entre les sincères et les avides, je crois qu’ils étaient assez nombreux pour rendre hommage à votre époux. »

Il nous entraîne dans les milieux industriels et aisés, bien représentés par l’épouse du mort, mais aussi dans des milieux plus simples avec sa maîtresse, modèle pour le peintre Alfons Mucha.

Ce dernier a véritablement existé de 1869 à 1939, un artiste tchèque qui représente l’Art nouveau. Un affichiste, illustrateur, graphiste et peintre.

📌 Tout est réussi dans cet album  :

- Le scénario qui respecte tous les codes du polar. Pas évident pour un format aussi court que celui de la BD. Indices, questionnements, autant de petits cailloux parsemés sur notre chemin pour enfin découvrir la vérité. On ne lâche pas l’album avant le mot « fin. »

- L’arrière-plan social est magnifiquement décrit. La haute société avec ses codes et son souci de respectabilité. Les gens du peuple où l’injustice est flagrante et où il faut se taire et accepter l’inacceptable.

- Mention spéciale pour le graphisme, à la mode Alfons Mucha et c’est véritablement somptueux ! Une véritable balade dans le Paris de la Belle époque. On sent la documentation et le travail tant dans les personnages, les costumes que les paysages. De véritables aquarelles avec un véritable souci de reconstitution des années 1900.

📌 Alexis Chabert explique d’ailleurs qu’il s’est amusé « à retranscrire les ambiances » du Paris de la belle époque avec les souvenirs de son arrière-grand-mère.

Voir les planches du chantier du Sacré Cœur, et d’autres quartiers de Paris.

📌 Une vraie pépite graphique !💙

 

Extraits :

📌 Amaury Broyan

« Entre les sincères et les avides, je crois qu’ils étaient assez nombreux pour rendre hommage à votre époux. »

📌 « Elle n’était ni mère, ni fille. Elle était une saison qui sait que le temps lui est compté, un jardin qui fleuronne la nuit, et dont les fleurs se fanent au matin. »

📌 « _ Mais, personne n’a donc jamais porté plainte ?

_ Vous ne saisissez pas ce qu’est le pouvoir, un vrai pouvoir. Celui se permet tout, qui s’autorise tous les excès sans jamais être menacé. »

 


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