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Suspens et humour !
🌟Stella est une sainte.
Elle aime naturellement les gens et guérit les maux des hommes.
Le Vatican s’en réjouit,
une sainte, et en plus, elle est américaine ! Il manque de saintes américaines !
Il ne s’en réjouit pas
longtemps car Stella est une prostituée au grand cœur et guérit lors des
rapports sexuels.
Une sainte,
« putain », ça fait désordre…😊
Heureusement ( ou pas… 😊) le
cardinal Carter a une idée : récupérer « la sainte »
sans « la putain » : en faire une martyre.
Pour cela, des tueurs à
gages, les frères Bronski sont engagés par ce fameux cardinal et son Éminence grise, une belle jeune femme, mais une vraie vipère guidée par son intérêt
personnel.
Pour Stella, c'est maintenant un dur périple pour
fuir les assassins lancés à ses trousses. Heureusement elle est aidée
par le Père Brown et un journaliste intègre qui rêve du prix Pulitzer sur cette
histoire hors de toutes les normes.
🌟 C’est addictif,
jubilatoire et chargé de réflexions.
- C’est d’abord une attaque
en règle du christianisme coincé dans ses dogmes, son intransigeance et son souci de respectabilité
: « Stella était l’abondance. Tout ce que deux mille ans de
christianisme ont corseté. La générosité du corps, le don de soi, la vie
pulsant dans ses veines, la force de vie… »
- Le manichéisme du scénario
est jubilatoire car l’auteur s’en sert pour dresser des portraits au vitriol.
Largement plus vrais que nature.
Tant pour les jumeaux
Bronski : « deux visages sans expression, remodelés
par le bistouri et le collagène. » Imaginez les frères
Bogdanoff…
Que pour le clergé : jouisseur,
autocentré sur la respectabilité et les intérêts.
Ne pas oublier que le
Vatican est un état à part entière : « Une multinationale gérant
plus d’un milliard trois cents millions d’individus. »
🌟 Cela n’empêche pas la
complexité de l’analyse psychologique, notamment pour les « gentils »
du récit. Ils sont d’abord altruistes, mais leurs zones de fragilité sont bien
démontrées.
💛Un énorme coup de cœur.
Un roman dont on ressort,
en regrettant simplement qu’il soit déjà terminé.
Décidément, j’apprécie
beaucoup cet auteur et je vais continuer à le découvrir. J’ai déjà lu « Le
monde est fatigué » et là aussi, j’ai beaucoup aimé.
Si vous avec des titres à
me conseiller, je suis preneuse.
Extraits
🌟 « Nous manquons de
saintes américaines, ajoute Simon II. C’est parfait, magnifique ! Quelle
journée qui s’annonce ! Otto, donnez-moi encore un de ces formidables
croissants… »
🌟 « _Vous voulez
dire qu’il faut coucher avec elle pour être guéri ? »
🌟 « Une sainte
devenue martyre, en voilà une excellente idée ! Nous façonnerons un passé
à cette fille.
Carter, veillez à ce
que ce soit spectaculaire, atroce et viral. Je veux voir la moitié de la
planète suivre la fin de Stella Thibodeaux sur son smartphone. »
🌟 « Dans le
classement personnel des frères Bronski, les stars du showbiz venaient en
numéro 2 des clients les plus chiants. En première position, il y avait les
hommes politiques, difficiles à éliminer à cause de leurs gardes du corps. Mais
aussi parce qu’ils n’arrêtaient pas de supplier pour qu’on leur laisse la vie
sauve. Au seuil de la souffrance et de la mort, ils promettaient généralement
n’importe quoi, comme dans leurs programmes électoraux. »
🌟 « Il vit aussi
deux visages sans expression, remodelés par le bistouri et le collagène. Le
barman l’ignorait mais les jumeaux Bronski avaient dû changer tant de fois
d’identité qu’ils ne se ressemblaient plus. On n’imaginait pas une mère mettre
au monde ces deux-là. »
🌟 « Il aurait dû
réfléchir : une prostituée ne pourrait jamais être une sainte. (…) le
Saint-Siège avait mis près de deux mille ans à asseoir son mythe. (…) Une
multinationale gérant plus d’un milliard trois cents millions
d’individus. »
🌟 « Le dogme est une
vérité incontestable. Vous êtes une sorte de Vierge à l’envers, Stella. Vous
comprenez ? Votre simple présence remet deux mille ans d’histoire en
question. »
🌟 « _Vous êtes une
âme pure, Stella… (…)
La grâce touche les
âmes pures ou corrompues. Il n’y a pas de demi-mesure, c’est ainsi. Dieu vomit
les tièdes. »
🌟 « Le monde était
vaste, si vaste que le bien et le mal réussissaient à cohabiter dans toutes
leurs nuances. Mais aussi vaste qu’il fût, l’un ne pouvait échapper à
l’autre. »
🌟 « Stella était
l’abondance. Tout ce que deux mille ans de christianisme ont corseté. La
générosité du corps, le don de soi, la vie pulsant dans ses veines, la force de
vie… »
🌟 « Mais le dogme
sera renversé, vos Paul de Tarse, vos Saint-Augustin, vos saintes toujours
pucelles et martyres… Votre ennemi, ce n’est pas moi, c’est la liberté, c’est
la délivrance par l’Amour de toutes vos hypocrisies et de vos convenances,
c’est vos péchés et vos règles, la religion mère de la psychanalyse et de la
possession des âmes… »
🌟 « l’Amérique était
le pays des bonimenteurs et des prédicateurs. Il y avait une telle
disponibilité au rêve que si quelqu’un assurait qu’il pouvait vous le vendre,
alors vous faisiez tout pour l’acheter. Et à n’importe quel prix. »