mardi 13 janvier 2026

💙💙💙💙💙


 

🔫 Björn Diemel est un avocat dévoué à son seul client, le maffieux, Dragan. Il lui est même, corvéable à merci. Cela ne correspond pas tout à fait à son idéal de justice, mais il s’en accommode. Les avantages substantiels compensant largement ses états d’âme…

« Mon boulot, c’était d’utiliser ce système (judiciaire) dans les règles de l’art. Je gagnais mon argent en faisant du bien à des gens mauvais. »

Jusqu’au moment, où sa femme, Katharina, avec qui les différents sont de plus en plus nombreux, le presse de suivre des séances de pleine conscience avec un coach, Joschka Breitner

Björn en comprend parfaitement les principes, y adhère même complètement. Et là, tout bascule…

Car il va falloir choisir entre les temps consacrés à sa fille chérie, Emily, dont il s’occupe après la séparation d’avec Katharina, et son planning dédié jusque-là en totalité au maffieux…

Heureusement « les ilots de plein temps » de la pleine conscience sont là pour Emily. Et malheureusement ( ou pas… 😄) les mêmes « ilots de temps » fonctionnent pour le maffieux, et son environnement…

La pleine conscience serait-elle le meilleur outil pour les assassinats ?

🔫 Un roman jubilatoire, car l’humour et le « pince sans rire » sont permanents, mais aussi addictif. Comment va se débrouiller Björn, avocat dévoué mais pas très courageux, face à la maffia ?

🔫 Je reconnais aussi que c’est la première fois que la pleine conscience me convainc autant. Elle va désormais me servir pour la vie quotidienne sans que je sois tentée le moins du monde par une bascule dans la délinquance…

Je rassure mes proches ! 

Extraits :

🔫 « Je ne suis pas quelqu’un de violent. Au contraire. (…) Et je n’ai tué mon premier homme qu’à 42 ans. (…) Bon, il est vrai qu’une semaine après, j’en étais déjà à presque six meurtres. »

🔫 « La pleine conscience est l’attention neutre et entière portée à l’instant présent »

 🔫 « Mon boulot, c’était d’utiliser ce système (judiciaire) dans les règles de l’art. Je gagnais mon argent en faisant du bien à des gens mauvais. »

🔫 « Grâce à mon aide, Dragan avait pu, en l’espace de quelques années, remplacer son image publique de dealer et de proxénète brutal par celle d’un homme d’affaires passablement respectable. »

 🔫 « Pour ne pas vous noyer dans un océan d’attentes que vous devez remplir, aménagez-vous des ilots de temps personnels. Des lieux protégés dans lesquels vous ne faites que ce qui vous plait, en toute conscience. Là, le « je dois » n’existe pas. Là, seul compte, « je suis » Un ilot de temps n’est pas un endroit mais un espace temporel. »

🔫 « J’avais acheté la propriété avec les subventions agricoles de l’UE pour la plantation d’aubergines bulgares. Une fois qu’on a compris que les subventions publiques ne sont pas attribuées en fonction des besoins mais de l’impudence des requérants, la demande d’aides peut vraiment rendre accro. »

🔫  « Ne focalisez pas votre attention sur ce dit votre interlocuteur, mais sur ce qu’il veut dire. »

 🔫 « La liberté consistait à ne pas faire ce qu’on ne veut pas. »

🔫  « La peur est un mécanisme de protection naturel. Elle peut pousser notre corps à se surpasser. Mais elle peut aussi le paralyser. Juger la peur ne sert à rien. »

🔫 Quand la peur vous saisit, concentrez-vous sur votre respiration. Inspirez et expirez calmement. Sentez votre souffle dans votre corps. (…) Focalisez vos pensées sur votre respiration. Ne jugez pas votre peur. Essayez d’apprécier la situation dans le moment présent. »

 🔫 « Mais à part moi, seules deux autres personnes auraient eu intérêt à tuer Dragan : Boris et Toni. Boris, parce qu’il voulait neutraliser son concurrent. Toni, parce qu’il voulait prendre sa place. »

 🔫 « Le ressentiment est l’expression d’une déception durable. La déception a pu venir de l’extérieur. Mais c’est vous seul qui déciderez combien de temps elle restera en vous. »

🔫  « Il existe un sentiment facile à éveiller et capable de recouvrir tous vos sentiments négatifs. Ce sentiment s’appelle la gratitude. Pensez, en dépit de tout ce qui vous pèse, spontanément à trois choses qui suscitent chez vous la gratitude. Ce peut être le premier rayon de soleil du matin ou votre dernière augmentation ou simplement une bonne conversation. Éprouvez cette gratitude très concrètement. Vous ne pouvez pas être simultanément plein de gratitude et de frustration. »

 🔫 Les bienfaits du sourire

« Votre sourire se prolonge dans toutes les parties de votre corps. Souriez autant que possible intérieurement. »

🔫 « N’accordez de place dans votre vie qu’à ce qui vous fait du bien. Comme des nuages, vous pouvez laisser filer en toute tranquillité au loin des personnes, objets, pensées et conversations qui vous pèsent. A tout instant, vous pouvez vous séparer de tout ce qui ne vous fait pas avancer, vous encombre ou ne vous aide pas. Grâce à cette forme de pleine conscience minimaliste, vous constaterez rapidement que vous pouvez vous suffire à vous-même. »

mercredi 7 janvier 2026

💙💙💙💙💙


 

Amani, la discrète, la dévouée disparait. Sans fracas, en laissant simplement un petit mot : « Je dois partir, vraiment. Mais je reviendrai. Tu comprendras. Je t’aime. A bientôt, fils. »

Et là, c’est un tsunami qui ravage Salmane, le fils de 36 ans toujours chez papa et maman, et le mari, Heidi. Amani, dont ils ne remarquaient même plus la présence. Amani, bien seule entre un mari taiseux et un fils trouillard, tous les deux égoïstes.

Hedi réagit immédiatement : réaménager l’appartement, ôter l’alliance. Tandis que Salmane même l’enquête et raconte. Lui, veut comprendre et retrouver sa mère.

📘 A travers sa recherche, il va prendre conscience de sa vie, de leur vie à tous les trois, se remettre en cause et sortir de sa léthargie béate… Il se réveille enfin après 36 ans d’hibernation au sein de la Caverne, la barre des 6 immeubles HLM où il a toujours vécu.

La Caverne est un personnage à part entière : le nid douillet où il fait bon rester, sans se poser de questions, sans voir les autres et la société extérieure. Rester chez papa et maman, trouver un job sans effort, (alors qu’il a fait des études supérieures et obtenu son diplôme) et voir les copains le soir.

Pourtant, il va falloir sortir de cette zone de confort, réprimer sa peur de l’extérieur pour rechercher sa mère.

« La trouille de quitter la caverne, de prendre un avion, de m’écraser, de mourir, de parler à des inconnus, de croiser un douanier, de retrouver ma mère, de revenir à la Caverne. La trouille d’être amoureux. La trouille de foutre le nez dans ma vie et de me rendre compte que j’ai perdu du temps. La trouille d’avoir bientôt 40 ans. »

Un portrait sans concessions mais bien réaliste.  

📘  Un premier roman, dont les thèmes sont traités avec beaucoup de maîtrise :

- Comment le mensonge, érigé en règle de vie, apporte la peur de voir la vérité découverte, et le silence.

- La peur d’ouvrir les yeux, de regarder en face. La peur qui empêche de vivre, parents et enfant, et les maintient dans une bulle de paresse. Ne pas bouger, ne rien changer.

- Le silence qui s’étend comme une toile d’araignée sur une famille, les emprisonne dans la routine de la vie, trop confortable pour en sortir. Les proches, ensemble, mais qui ne se voient plus et ne s’écoutent plus.

- L’égoïsme de ceux habitués à se reposer sur la femme et la mère. Celle-ci devenant complètement invisible et, pour, finir, inexistante.

📘 Un premier roman éblouissant de sincérité.

Un auteur à suivre.

 

Extraits :

📘  « Je dois partir, vraiment. Mais je reviendrai. Tu comprendras. Je t’aime. A bientôt, fils. »

📘  « Ici, une femme ne se barre pas en laissant un homme à la maison. Elle doit rester, quoi qu’il en coûte, quitte à se bousiller elle-même »

📘 « Mes parents n’ont jamais envisagé de quitter la Caverne où ils avaient trouvé la paix »

 📘 « Les murs de nos immeubles, de nos halls et de nos caves sont tagués d’aurochs, de bisons et de mammouths. Nous sommes les HLM de Lascaux. »

 📘 « Comme d’autres à la Caverne, je suis le champion des odes à la Mama. On jure sur tout et n’importe quoi qu’on leur donnerait notre vie. Alors que pour Amani, je n’ai même pas été capable de sacrifier un milligramme de routine. »

 📘 « Après mon Master, j’ai envoyé les grands projets d’avenir se faire foutre. Un seul désir m’animait à la fin de mes études : esquiver la pression du réveil et roder avec mes potes dans la Caverne, unique endroit où je me sens vivant. »

📘 « Je l’aurais su si je m’intéressais à Archie. Depuis combien de temps, ne lui ai-je pas demandé s’il allait bien ? (…) Est-ce qu’il est malade ? Je n’en sais foutre rien car je suis un ami de merde. »

📘 « Nous sommes deux Gammoudi affreusement décevants. Nous aimons Amani mais moins que la Caverne est sa routine. »

📘  « Ta mère est en Tunisie, Salmane »

 📘 « Je n’ai jamais ressenti le besoin d’une chasse aux origines. J’aime ma tour et ses six frangines. C’est un amour passionnel, qui ne laisse aucune trace à une maîtresse. J’y ai mes parents, Archie et sa bande qui valent largement une famille. »

📘  L’échange de lettres entre Nadher ben Youssef et Amani

« Il l’avait réconfortée et elle en avait besoin. Grâce à lui, l’envie de pleurer, de pleurer tout le temps, lui était passée. Il l’avait comprise et, surtout, écoutée. »

📘 « La flemme, mais aussi l’égoïsme pur. »

📘 Amani: 

« Après la fuite du chat, j’ai compris que j’étais une femme seule. »

📘  « La trouille de quitter la caverne, de prendre un avion, de m’écraser, de mourir, de parler à des inconnus, de croiser un douanier, de retrouver ma mère, de revenir à la Caverne. La trouille d’être amoureux. La trouille de foutre le nez dans ma vie et de me rendre compte que j’ai perdu du temps. La trouille d’avoir bientôt 40 ans. »

📘 « Ma vie d‘avant était royale. Pour cinq cents euros par moi, j’étais épargné de toutes les responsabilités et de toutes les tâches. »

📘  « Je ne la reconnais pas, mais qui reconnaît qui ? lundi, je ne savais même pas qui j’étais. »

 📘 « Ils devaient oublier la Tunisie et leur passé pour se réparer. NE PLUS EN PARLER. C’était ça ou la folie. OU LA MORT. Après tout, ils n’avaient rien fait de mal. Le travail d’enfouissement a commencé. »

📘 « C’est ta mère qui a raison. On t’a menti, on a menti à tout le monde, on s’est surtout menti à nous-mêmes. (…) ça nous a mis de la peur dans le cœur. Quand tu mens, tu as toujours peur d’être découvert, tu as peur que la vérité t’éclate dans la gueule. Sans le savoir, on t’a éduqué dans la trouille. »

 

 

mardi 6 janvier 2026

💙💙💙💙💙


 




Mes connaissances en matière de Préhistoire sont quasiment au niveau – 3. Pourtant c’est un sujet qui m’intéresse. On comprend toujours mieux le présent en analysant le passé, et même le plus ancien, comme la Préhistoire.

Une ou deux relectures seront nécessaire pour mémoriser l’ensemble, mais j’ai tout compris !😊

🌳Il faut dire que l’abord est drôlement facilité par les explications toujours claires de Jean-Paul Demoule, archéologue et préhistorien, Benoit Simmat, scénariste et Lucas Landais, graphiste.

 « La question de nos origines, et ce qu’elles disent de nous, n’a cessé d’intriguer et d’émerveiller depuis la découverte et l’interprétation des premiers vestiges, il y a moins de deux siècles. Comment ont évolué les premiers humains à partir de leurs lointains ancêtres primates à quatre pattes, contemporains des dinosaures ? Qui a inventé les premiers outils ? Comment les Homo ont-ils conquis la terre ? D’où vient la multiplicité des langues ? La violence est-elle inhérente à notre espèce ? les hommes ont-ils toujours eu besoin des religions ? En quoi les inventions de l’agriculture et de l’élevage constituent-elles la plus grande révolution de l’histoire de l’Homme ? »

🌳 A toutes ces questions essentielles, les auteurs répondent de façon chronologique, détaillée et savante. Humour et pédagogie se conjuguent harmonieusement pour expliquer la Préhistoire. Sans vulgariser à outrance le propos, car il reste très érudit, et en même temps, passionner et faire sourire le lecteur.

Les tableaux, les cartes géographiques, l’alternance entre le présent avec les découvertes, et le passé permettent une lecture facile et agréable.

Sans oublier l’humour des dessins et des dialogues.

🌳 C’est en effet, un grand voyage dans notre histoire, 7 à 8 millions d’années jusqu’à – 2200, sur l’ensemble de notre planète.

C’est surtout une bien meilleure compréhension de notre comportement humain à propos de la violence entre les hommes, de la nature et des animaux.

« En réalité, le basculement progressif vers la domestication induit une autre modification profonde : celle des relations entre la nature et l’homme, dorénavant fondées sur un rapport de domination. »

« Sapiens est une espèce invasive : elle adapte ces territoires à ces besoins, entrant en concurrence avec la flore, la faune et…les autres Homo. »  

🌳A relire pour encore mieux saisir la pertinence de l'exposé et s’approprier notre Histoire !

Un grand merci aux auteurs pour cette découverte !

 

Extraits

🌳 « La question de nos origines, et ce qu’elles disent de nous, n’a cessé d’intriguer et d’émerveiller depuis la découverte et l’interprétation des premiers vestiges, il y a moins de deux siècles. Comment ont évolué les premiers humains à partir de leurs lointains ancêtres primates à quatre pattes, contemporains des dinosaures ? Qui a inventé les premiers outils ? Comment les Homo ont-ils conquis la terre ? D’où vient la multiplicité des langues ? La violence est-elle inhérente à notre espèce ? les hommes ont-ils toujours eu besoin des religions ? En quoi les inventions de l’agriculture et de l’élevage constituent-elles la plus grande révolution de l’histoire de l’Homme ? »

🌳 « Sapiens est une espèce invasive : elle adapte ces territoires à ces besoins, entrant en concurrence avec la flore, la faune et…les autres Homo. »

🌳 « Sapiens a commencé à s’émanciper de son état d’animal pour devenir une espèce au destin pas comme les autres, à la fois parasite et conquérante. »

🌳 « Il existe enfin une explication psychologique à la domestication : en se rendant propriétaire de certains animaux, Sapiens ne se considère plus comme l’un d’entre eux, il s’extrait du monde animal.

C’est la thèse de l’anthropologue Jacques Cauvin : en se DÉNATURANT, l’homme ne se perçoit plus comme un animal parmi les autres. »

🌳« En réalité, le basculement progressif vers la domestication induit une autre modification profonde : celle des relations entre la nature et l’homme, dorénavant fondées sur un rapport de domination. »

🌳 « Quant au précieux auxiliaire de l’homme qu’est le cheval, il n’est domestiqué que bien plus tardivement dans le nord du Caucase vers la fin du IIIème millénaire. »